Lundi 04 août, un communiqué annonçant la diminution du prix de sac de riz de 50 Kg sur toute l’étendue du territoire national est diffusé sur les antennes de la RTG ‘’Radio Télévision Guinéenne’’. Le sac de riz de 50 Kg qui se négociait entre 180.000Fg et 200.000FG passe désormais à 165 000FG.Mais cette décision du gouvernement Souaré valable pour la période de soudure, allant d’août à septembre, est loin d’être appliquée sur le terrain.
Il faut rappeler que cette mesure du gouvernement est un sacrifice consenti par l’Etat, qui accorde une subvention de 15.000 FG sur chaque sac vendu. Cette opération a été aussi rendue possible, grâce à la coopération des opérateurs économiques de la place. Pour rappel, notre hebdomadaire s’en est largement fait écho dans les précédentes éditions. Mais ce fameux riz que les populations attendaient impatiemment, suscite des interrogations qui persistent encore. C’est pourquoi, le mercredi 20 août dernier, nous nous sommes rendus à la SAFRI-COM ‘’Société Africaine de Commerce’’. Qui est l’une des Société auxquelles la vente du riz annoncé est confiée.
Parmi ces sociétés, nous avons : SBC ‘’Société Barry de commerce’’, la SCS ‘’Société de commerce et de financement; la SOPELGUI, la SAWABA, Futur Sidibé et THIALU. A en croire M. Saïdou Camara inspecteur délégué par le ministère de la sécurité pour superviser la vente de cette denrée tant prisée par la population, la vente a commencé depuis le mardi 14 août dernier : ” Il est bien évident que la vente de cette denrée tant attendue a commencé depuis le 14 août dernier. Depuis cette date jusqu’à nos jours, j’avoue que tout se passe bien. Le gouvernement a mis tout en œuvre pour que tout en œuvre pour le bon déroulement de l’opération, car tous les départements ministériels sont représentés. Moi qui vous parle, je suis le représentant de la sécurité.
Et ça c’est une bonne chose, car si l’Etat rend service aux populations de telle sorte, il faut des gens pour coordonner les activités ” ajoute M. Camara. ” Il faut préciser aussi que les commerçants ou distributeurs agréés pour la vente en détail négocient riz à 162.000 FG le sac de 50 Kg. Quant aux consommateurs, ils l’achètent à 165.000 Fg. Précise M. Mamadou Koulibaly, le chef de section de commerce, des industries et des PME de la Commune de Matam. Et Mamadou Djouma Bah, le représentant du ministère du commerce de renchérir : ” nous sommes organisés de telle sorte que les consommateurs ne rencontrent pas de difficultés. Il y a une liste bien établie à travers laquelle nous faisons l’appel. Celui qui entend son nom, vient aussitôt faire le versement pour recevoir le nombre de sacs demandés ” ; mais malgré tout certains consommateurs ne sont pas satisfaits. C’est le cas de Mohamed Soumah : ” il est 11 heures, moi je suis là depuis 8h jusqu’à présent je n’ai pas reçu un seul sac de riz, pourtant ceux qui sont venus après moi sont déjà servis. Nous avons eu un décès. Hier nuit, nous devions accompagner le corps ce soir même, pour cela il me faut un sac de riz pour le sacrifice. Ils n’appellent pas conformément à la liste, ils privilégient plutôt ceux qui achètent le plus grand nombre de sacs. ” Pour plus d’information nous nous sommes rendus au bureau du PDG de SAFRICOM. Il était déjà 12 heures, nous nous faisons annoncer. Et le PDG de dire qu’il n’a pas de temps pour la presse. Toujours dans le souci d’avoir les informations complémentaires, nous décidons de nous rendre au département en charge du commerce. Il était déjà 14 heures. Mais tout d’abord nous décidons d’interroger certains consommateurs qui disent d’emblée n’être pas informés jusque là de la vente de ce riz qui se négocie à 165.000 FG. Interrogé, Monsieur Abou Soumah habitant au quartier Manquépas répond d’un ton d’énervement : ” monsieur si tu as vu un sac de riz à 165.000FG à Conakry c’est toi qui le sait, moi je ne l’ai pas encore vu ”. Beaucoup d’autres personnes interrogées à Kaloum diront la même chose. C’est surtout ce qui a aiguisé notre curiosité . Il était déjà 14h 30 quand nous nous rendions au département en charge du commerce.
Mais nos efforts pour rencontrer le ministre ont été vains. C’est pourquoi nous avons décidé de nous rabattre sur directeur national du commerce. Mais celui-ci était absent, nous informe le secrétaire. Dans les couloirs du ministère, une jeune dame sous le couvert d’anonymat nous souffle à l’oreille qu’au cinquième étage, il y a un bureau où nous pourrions avoir des informations relatives à la vente du riz. Nous suivons l’adresse indiquée jusqu’à la cinquième porte.
C’est ainsi que nous nous sommes rendus au bureau indiqué. Mais malheureusement les personnes interrogées nous affirment que nous nous sommes trompés d’adresse. Pourtant c’était bien là l’adresse indiquée. La question est de savoir pourquoi le silence des personnalités qui étaient à l’adresse indiquée ? Au moment où les interrogations se multiplient autour de la vente du riz annoncé, surtout à l’approche du mois saint de Ramadan. Les jours à venir nous en saurons davantage.
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