Situation très connue dans les zones rurales, la distance relativement grande entre zones d’implantation des écoles et les hameaux, revient soucient dans les propos des parents comme un facteur important de leur refus de scolariser les filles.
A l’évidence, même s’il ne s’agit que d’un simple alibi pour garder les filles à la maison, il faut au moins reconnaître que le manque d’infrastructures scolaires et la mauvaise répartition de celles qui existent fait que l’élève guinéen, notamment dans les zones rurales, est loin d’être à l’abri des longues marches pour rallier l’école. Là-dessus, les parents ne tarissent pas d’explications. Ainsi, pendant que les uns se préoccupent de la sécurité des filles sur les longues distances, les autres (généralement analphabètes et trop versés dans les traditions) estiment plutôt que ce genre de sacrifice pour obtenir le savoir n’est ouvert qu’aux garçons. A ce jour encore, la haute Guinée détient le record de manque d’infrastructures. D’où cette pratique de marches sur de longues distances auxquelles les enfants (filles et garçons) sont soumis. Voilà pourquoi, très peu d’entre eux, surtout les filles ne parviennent pas à supporter cette situation qualifiée d’infernale. En dehors de la Haute Guinée, il semble que le manque d’infrastructures scolaires, la dispersion des villages et le manque d’enseignants constituent un mal que se partagent tous les enfants des zones rurales. Contrairement donc aux centres urbains où la concentration des écoles et des enseignants favorisent la scolarisation à grande échelle des enfants.
A cela s’ajoute l’apport considérable des écoles privées pour lesquelles les centres urbains restent les zones de prédilection. La raison est simple, ici, la pauvreté bien que présente est cependant moins prononcée et ne touche pas toutes les familles.
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