A l’instar de leurs confrères du monde, les journalistes guinéens ont célébré le 2 mai dernier la journée internationale de la liberté de la presse. C’est un réceptif hôtelier qui a servi de cadre à cette cérémonie présidée par Sam Mamady Soumah, secrétaire général à la Présidence de la République, Issa Condé, ministre de la Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information et Tibou Kamara, président du Conseil National de la Communication.
Plusieurs thèmes ont été débattus. Entre autres, la connaissance du CNC, la charte africaine des droits de l’homme, les relations médias justice Police Judicaire … la liberté de la presse, si chère au peuple du monde, se distingue des autres droits personnels dans la mesure où elle est à la fois individuelle et institutionnelle. Elle ne protège pas seulement le droit de chacun de faire connaître des idées, mais aussi le droit de la presse écrite et audiovisuelle d’exprimer des opinions politiques, de recueillir des nouvelles et de les publier.
Le ministre de la Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information dira que la presse guinéenne exprime sa disponibilité et son engagement à partager les valeurs cardinales régissant l’exercice de la profession de journaliste. « La participation des différentes composantes de la société guinéenne à cette célébration, est un salue à la presse nationale qui contribue au développement sociopolitique et économique de notre pays. C’est pourquoi, nous nous efforçons aux quotidiens, de tout mettre en œuvre pour vous permettre, vous, hommes et femmes de la presse, de travailler dans les conditions optimales. En 2002, par la volonté du chef de l’Etat, le général Lansana Conté, le gouvernement a décidé d’accompagner les professionnels de l’information dans leur noble tâche, en instaurant une subvention annuelle de 400 millions de FG.
Six ans après, nous constatons que face au développement rapide de nos médias, devenus plus nombreux avec l’arrivée de nouvelles radios, de nouveaux journaux et de site Internet, cette enveloppe est devenue insuffisante. Le Conseil national de la Communication vient donc de prendre l’initiative de déposer auprès de mon homologue de l’Economie, des Finances du Plan, une requête allant dans le sens d’une augmentation de cette subvention.
Je peux aujourd’hui vous assurer que je m’impliquerai personnellement auprès du Chef de l’Etat, le général Lansana Conté, du Premier ministre et du gouvernement pour l’aboutissement heureux de cette démarche » affirme le ministre de la Communication et des Nouvelles Technologie de l’Information. Pour le président du CNC, Tibou Camara, la liberté de la presse n’est jamais définitivement acquise, c’est une quête, une conquête de chaque instant qui demande du courage, et de la persévérance. Selon lui, la presse guinéenne si dynamique et variée ne semble avoir, en réalité de limites que celles qu’elle s’impose. Cela, parce que le chef de l’Etat montre une grande tolérance à l’endroit des médias et en toute circonstance, il s’est montré intransigeant, s’agissant de la liberté de presse et du droit des citoyens à l’information. ‘’Aussi, le Conseil National de la Communication entend-t-il tirer la sonnette d’alarme pour amener à une prise de conscience individuelle et collective des maux qui minent la presse et menacent à la fois ses acquis et son avenir’’ , dira Tibou Camara.
A la fin de cette cérémonie, le Président du CNC a remis des satisfecit aux personnes qui contribuent à l’émancipation de la presse dont le chef de l’Etat le Général Lansana Conté, Souleymane Diallo, administrateur général du groupe de presse Le Lynx – La Lance, Aboubacar Sylla, administrateur général du groupe de presse l’Indépendant …..En autre, le président du CNC a promis de décerner les prix des meilleurs articles de presse aux journalistes lors des 2èmes journées de l’Information et de la Communication en décembre prochain.
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