Les filles perdent de plus en plus leurs droits

17 Jun, 2008

Les droits des enfants, notamment ceux des filles ne sont toujours pas respectés. En témoigne le cas spécifique et émouvant des jeunes filles. A voir de près ce qui se passe, l’on se demande si ces droits sont connus du public ou s’il s’agit tout simplement d’un sabotage. De toutes les façons, dans nombre de pays, notamment en Afrique, les droits des enfants sont loin d’être une préoccupation.

Pour le cas particulier des filles, en Afrique, pauvreté oblige, bon nombre d’entre elles confiées à des parents sont devenues des vraies machines dans les travaux domestiques. Un sacrifice pourtant très peu reconnu dans les familles d’accueil où elles sont considérées comme des personnes qui travaillent en échange d’une rémunération. Lisez plutôt les propos de Mariam Camara, petite fille de 12 ans confiée par son père à sa tente : « Je m’appelle Mariam Camara, j’ai 12 ans. Je vis avec ma tante paternelle depuis 3 ans maintenant. Mes parents vivent aux villages précisément à Kissidougou. Quand je quittais le village, mon papa me disait que je venais continuer mon école à côté de ma tante en ville. A mon arrivée, ma tante venait d’accoucher de deux jumeaux. Etant seule, je devais l’aider à garder les deux bébés. A cela s’ajoutent les tâches ménagères : puiser de l’eau, faire la vaisselle et la lessive. Je partais rarement à l’école ou bien je viens tardivement à l’école. Après un moment, ma tente a commencé à vendre au marché. Donc, elle sortait le matin pour revenir très tard dans la soirée et elle sort avec un enfant tout en me laissant un autre. Il arrive des moments où les gens me demandent s’il s’agit de mon enfant parce que j’étais tout le temps avec ce bébé pour lequel, je dois bien prendre soins sinon une fois de retour à la maison, ma tante me frappe ou me prive le manger.»

Une voisine à Mariam témoigne : « Cette petite souffre beaucoup et puisque c’est sa famille, on ne peut pas s’en mêler. On arrive même à nous demander si cette femme est réellement sa tente. La femme n’est jamais à la maison. C’est cette petite qui fait tout et s’occupe du bébé. Ce qui fait plus regrettable, ce sont les brimades auxquelles cette fille est soumise ». La petite a finit par abandonner l’école. Selon sa tente, une fois grande Mariam fera la coiffure ou la couture.

Mariam Camara ne rêve plus que d’une chose : ‘’retourner auprès de ces parents à Kissidougou’’. Comme maria, elles sont des milliers a travers la capitale, dans des foyers confiées à des parents qui les transforment en femmes de maison.
Alors aux parents de prendre leur responsabilité pour soustraire leurs enfants des pratiques qui les poussent dans la déperdition.


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