L’électricité reste toujours une denrée rare en Guinée. Surtout dans la capitale où elle continue encore à être distribuée à tour de rôle entre les différents quartiers. Pire, et les citoyens le savent très bien que le courant de EDG, autant que certaines maladies redoutables, aura largement contribué à les endeuiller.
Souvenez-vous du drame de Koloma où le chef de quartier et sa la famille ont péri dans un incendie provoqué par un court-circuit. Puis aux quartiers Concasseur et Taouyah où d’autres drames similaires se sont produits, emportant biens et autres membres de familles. Malgré tout le bruit tintammaresque des responsables de la fourniture de cette denrée fondamentale à l’existence de l’homme du 21ème siècle, les habitants de Conakry sont loin d’être satisfaits de la prestation de la Guinéenne d’électricité. Que de directeurs ont promis de donner le courant aux Guinéens ! Sans pour autant atténuer la crise qui affecte ce secteur. Aujourd’hui encore, la guinéenne d’Electricité se cherche. A la place de la lumière, elle donne des ténèbres et ses agents ne se gênent nullement à distribuer des factures partout où passe un fil.
Cependant, même la fourniture appelée à mi-temps n’est pas respectée. Tenez, dans bon nombre de quartiers de la haute banlieue, comme à Soumambossia et autre Koloma, les coupures intempestives ont foutu pas mal d’appareils de ménage en panne. Les pauvres citoyens victimes de ces incidents provoquées par le courant de EDG n’ont que leurs bouches pour s’en lamenter. Voici le témoignage d’un citoyen : ” Je suis Mamadou Touré, je suis au quartier Soumbossia depuis plusieurs années. Ici, en plus du manque d’eau depuis plus de 6 ans, il y a aussi l’électricité qui commence à nous manquer. Le peu de jours où nous devons avoir le courant, soit il vient en retard, soit d’ailleurs on ne le voit même pas. Mais ce qui est vraiment regrettable, c’est que même les tours qui sont dédiés, le courant n’est jamais tranquille. Quand il vient pour 30mn, il s’en va pour 2 heures ou ne revient plus pour le reste de la nuit. Cela nous fatigue énormément, puisque presque tous les jours nous enregistrons des appareils grillés au cours des vas et vient du courant. Autres faits et pas des moindres, c’est le silence observé par les responsables de cette société, sachant pertinemment l’existence des délestages et autres coupures fantaisistes auxquels sont confrontés les citoyens.
Le courant peut manquer, ou les distributeurs peuvent se tromper dans la distribution, mais pour ce qui est des factures, elles tombent toujours… Nous sommes obligés de nous acquitter dans l’espoir que l’amélioration ne tarde pas. Hélas, tous les jours, c’est ‘’hier vaut mieux qu’aujourd’hui’’ dans la fourniture d’électricité ”.
Autre remarque des citoyens porte sur le fait que dans un passé pas très reculé, la pénurie d’électricité était bien connue par les Conakrykas, mais dès que la pluie commence à tomber, une certaine amélioration est ressentie par les populations. En cette période des grandes pluies, de surcroît, en plein mois d’août le courant de EDG reste toujours une denrée recherchée dans les foyers. Des petits transformateurs assistés d’un disjoncteur installé dans certains quartiers de Conakry n’ont contribué qu’à pérenniser l’obscurité et endommager des appareils de ménage. Malgré tout, les factures sont payées. N’est ce pas là une sorte d’arnaque de la part de la société dirigée par Sanfina Diakité.
Autant donc pour lui de faire un tour dans la ville de Conakry, de s’enquérir sur le travail que fait sa société et surtout de connaître la façon dont ces agents travaillent sur le terrain. Et chercher surtout à connaître l’état des transformateurs qui font l’objet de moult plaintes dans les quartiers de Conakry. Et qui, de surcroît, font de la guinéenne d’électricité l’une des sociétés les plus décriées du pays.
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