Faire le point de la mise en œuvre en Guinée des engagements pris à Bruxelles par les acteurs et partenaires au développement à l’adoption du PAB (Programme d’Actions de Bruxelles). C’est l’objectif de deux jours d’atelier tenu à Conakry les 25 et 26 avril derniers.
Organisé par le CECIDE (Centre du commerce international pour le développement) à travers son Programme Systèmes et Politiques (POSY) en partenariat avec le forum des Alternatives et l’observatoire des PMA (Népal et Belgique), il a regroupé des représentants de la société civile guinéenne, du secteur privé et de l’administration.
La rencontre de Conakry visait à promouvoir l’appropriation et l’implication de la société civile guinéenne dans la mise en œuvre de la matrice d’actions de la Guinée, l’identification des défis et contraintes existants et l’analyse des actions réalisées, les orientations et les responsabilités des acteurs dans la mise en œuvre du PAB en vue d’une contribution de qualité des organisations de la société civile.
Au terme des deux jours de réflexion qualifiée de riche et variée selon le Dr Bakari Fofana, directeur de CECIDE, les travaux ont abouti à des recommandations dont la multiplication du thème pour faire bénéficier d’un grand nombre de représentants de la société civile, la mise en place d’un programme de renforcement de capacité des questions de bonne gouvernance, le renforcement de la coopération entre acteurs de la société civile avec l’Etat et la mise en place d’un mécanisme de suivi de coopération internationale surtout en matière de dette publique. C’est dans ce cadre, informe t-il, il va y avoir dans 3 ans une évaluation globale sur le plan international de la mise en œuvre effective du PAB pour montrer l’enjeu.
Parlant du contexte actuel marqué par la flambée des prix des produits pétroliers et des denrées alimentaires de base, les séminaristes sont unanimes que cette situation est à prendre sur un angle général. Tout le monde est aujourd’hui touché par la flambée des prix. Mais cette situation s’explique notamment, renchérit Demba Moussa Dembélé de l’Observatoire pour la mise en œuvre du PAB, par une spéculation à l’échelle internationale et la crise financière sans cesse ces derniers temps. Pour sortir tant soit peu la tête de l’eau, M. Dembélé propose la promotion de l’agriculture vivrière au détriment de la culture de rente. Pour le cas spécifique de la Guinée, il faut souligner que la situation est devenue préoccupante suite à la diminution, ces dernières années, de l’aide publique au développement.
A rappeler, que le PAB est né d’une conférence internationale dans la capitale belge au mois de mai 2001. Elle s’articulait autours des problèmes aux quels sont confrontés les pays les moins avancés (PMA). Une catégorie de pays qui avait un revenu les plus bas ne dépassant pas les 500 dollars pratiquement. Il s’est sitôt fixé pour objectif primordial l’élimination de la pauvreté et l’amélioration de la qualité de vie des plus de 600 millions de femmes, d’hommes et d’enfants qui vivent dans ces 49 PMA en renforçant leur capacité de se construire un avenir meilleur et de développer leur pays.
Malgré les espoirs que suscite le programme d’action de Bruxelles, il est à regretter, l’absence d’actions concrètes sur le terrain.
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