En prélude à la sortie de son nouvel opus ‘’Afrika’’, le 11 mai prochain à la place Rogbanè à Taouyah (Commune de Ratoma), l’artiste Abdoul Karim Diallo dit Abdoul Jabbar accompagné de son staff (producteur, manager et le chargé de Communication) a animé un point de presse hier, vendredi 02 mai. C’était au restaurant la Fourchette sis au quartier Manquepas à Kaloum en présence d’un parterre de journalistes.
Après une brève biographie du jeune artiste, le modérateur du jour sous la complicité du manager a fait passer en revue 5 titres de ce nouvel opus. Histoire de permettre à l’auditoire de faire une dégustation avant première de la sortie officielle. Ainsi, chaque titre distillé a été suivi d’une interprétation par l’artiste lui-même. Des titres comme, ‘’Afrika’’ (le nom de l’album), ‘’Qui va payer ?’’, ‘’Rasta man’’, ‘’Kouma’’ et ‘’You and I’’, il faut le dire, n’ont laissé personne indifférente dans la salle. Dans le titre ‘’Qui va payer’’, l’artiste regrette le cours du changement en Guinée. Pour lui, le gouvernement de Kouyaté a raté sa mission. Il rappelle les douloureux évènements de janvier février 2007 avec le bilan macabre, selon lui de 187 morts et 1200 blessés.
Cette dégustation musicale sera suivie de questions-réponses. Au cours de cet échange, les journalistes se sont rendus compte de la maturité du jeune ‘’prodige’’ du reggae guinéen qui s’apprête à fêter son 3ème album.
A la question d’un confrère sur le sens du nom ‘’Jabbar’’, l’artiste répond : « c’est l’un des 99 noms d’Allah. Le haut, le très miséricordieux. Donc, Abdoul Jabbar, c’est la sommité ». Parlant de ses relations avec Elie Kamano et Takana Zion, les deux voix du moment du reggae guinéen, il coupe court. « J’entretiens de bons rapports avec ces deux. Mais, je précise qu’ils ne sont pas ‘’Jabbar’’ et Jabbar n’est pas non plus Kamano et Zion » note t-il sourire aux lèvres.
Quant à ce qui craint une influence du concert des enfants de Bob Marley (le même jour au stade du 28 septembre dans le cadre du festival ‘’Rap Aussi’’) sur la dédicace de l’album, le manager Lama ne passe pas par le dos de la cueilleur. « Jabbar à son public. Et ceux qui pensent que je pouvais reporter mon spectacle, se sont trompés. Ça, c’est une sortie musicale, de surcroît d’un jeune guinéen… » Martèle t-il.
Enregistré à Bamako par Manjul dans le studio qui porte son nom, l’album ‘’Afrika’’ comprend 14 titres dont deux featurings. Dans ‘’Kouma’’ (parole) avec Tiken Jah Fakoli et ‘’You and I’’ avec le Malgache Abdou Day.
Déjà côté promo de l’album, le producteur Brumel Yansané de la Fourchette, annonce des couleurs fort prometteuses. « Il est attendu en Europe mais d’ici là nous entreprendrons une tournée au mois de septembre en Guinée et dans la sous région » rassure t-il.
Retenez que Abdoul Jabbar de son vrai nom Abdoul Karim Diallo est né en 1980 à Fria (ville située à 159 km de Conakry qui abrite la première usine d’alumine en terre africaine). Il est artiste, compositeur et auteur à la fois. De parents musulmans, Jabbar se propose un rastafarisme dans un réggae sans ganja (chanvre indien), ni alcool, ni également la drogue car selon lui on peut largement rester rasta dans l’âme et dans le corps sans tous ces vices qui nuisent.Plein succès. Il y va du rayonnement de la culture guinéenne. « Cet artiste à soutenir. C’est comme ça, les Tiken, les Blondy on commencé. Il a juste besoin de notre soutien » conclue Bank’s Bangoura de la RTG.
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